Aucun prérequis — vraiment
Ni solfège, ni expérience, ni « oreille musicale » préalable. Un débutant complet commence par des choses très concrètes : comment s'asseoir, où poser les mains, comment repérer les notes sur le clavier, comment faire sonner une touche sans se crisper. Tout cela s'apprend, et c'est précisément le travail des premières séances.
La seule condition réelle est matérielle : disposer d'un instrument chez soi pour rejouer entre deux cours. Un piano acoustique ou un clavier numérique à touches lestées convient ; sans cela, chaque séance repart de zéro et le découragement arrive vite.
Les premiers mois, dans l’ordre
L'erreur la plus fréquente du débutant autodidacte est d'attaquer directement un morceau ambitieux avec des doigtés improvisés. On y arrive parfois — au prix d'habitudes techniques qu'il faudra ensuite des mois à défaire. François procède dans l'autre sens : quelques repères solides d'abord, puis un premier morceau complet, joué proprement, très tôt.
Le solfège n'est pas une étape préalable à franchir avant d'avoir le droit de jouer. Il est introduit au fil de l'eau, sur les partitions travaillées, jusqu'à ce que vous puissiez ouvrir une nouvelle pièce et la déchiffrer seul. C'est cette autonomie, plus que le nombre de morceaux, qui marque la fin du statut de débutant.
Débuter à domicile, sans le cadre scolaire
Beaucoup d'adultes et de familles renoncent au piano non par manque d'envie mais à cause du format : l'inscription à l'année, l'horaire imposé, le cursus collectif. Le cours particulier à domicile lève ces obstacles — le professeur vient chez vous, sur rendez-vous, et le contenu est construit pour vous seul.
Cette formule convient aussi bien à l'enfant de 6 ans qui découvre l'instrument qu'à l'adulte qui s'y met à 55 ans. L'approche diffère nettement selon l'âge, mais le principe reste le même : des objectifs courts et atteignables, expliqués, plutôt qu'un programme subi.

